BG Lise Simon - Poison à l'état pur !

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BG Lise Simon - Poison à l'état pur !

Message  Lise Simon le Lun 26 Aoû - 9:03

Je suis originaire de Londres, où j'ai grandi dans une famille aisée.
Tout m'a toujours été servi sur un plateau depuis mon plus jeune âge. C'est donc sans scrupule, qu'arrivée à l'âge adulte, je prévoyais de mener la grande vie à laquelle j'étais habituée.
Il était inconcevable pour moi de travailler comme n'importe quel citoyen de la classe moyenne.

A ma majorité je fréquentais les hauts lieux de la bourgeoisie londonienne, des soirées organisées par des hommes bien plus âgés qui aimaient s'entourer de belles plantes leur faisant encore espérer à une jeunesse déjà bien loin.
C'est lors d'une de celle-ci que j'ai rencontré celui qui allait devenir mon mari, Édouard.
J'avais 20 ans, il en avait 55.
Il voyait en moi un potentiel pour retrouver sa jeunesse, sa fougue d’antan. Et surtout une belle vitrine pour sa popularité dans le milieu des affaires. S'afficher avec une jeune femme, belle, aux formes avantageuses, ça sert à appuyer son pouvoir.
Et ça, du pouvoir, il en avait, surtout financièrement.
C'est sans doute ce qui m'a plu chez lui, plus que son charme du cinquantenaire divorcé.
Je voyais là l'opportunité de vivre sans compter, avoir ce que je voulais, sans jamais devoir me soucier du lendemain.

Voilà 3 ans que je vivais au crochet d’Édouard, apparaissant à ses côtés dans les dîners officiels et les soirées officieuses.
En d'autres temps, j'étais libre de faire ce que je voulais, du moment que j'étais disponible quand Monsieur avait besoin de mes services.
J'ai alors rencontré Nicholaï, russe d'origine, la trentaine, devenu associé principal dans la société de mon mari.
Un vrai tombeur, charmeur, qui avait tous les atouts pour s'approcher de la femme de son associé.
Un jour sur l'oreiller il m'a confié ses projets : il voulait récupérer les parts d’Édouard pour se propulser à la tête de cette affaire.
Et pour ce faire, il avait besoin de moi.
L'argument pour me convaincre ne fût pas difficile à trouver : j'étais la femme d’Édouard et s'il décédait "naturellement" j'empocherais l'assurance vie ainsi que la majorité de sa fortune personnelle, qui se comptait en millions de dollars.
Ma réflexion ne fût pas bien longue et j'acceptai d'aider Nicholaï, pour mon propre intérêt.

Les semaines passèrent, le temps qu'il fallait à l'associé véreux pour préparer le terrain pour la reprise des affaires.
Nicholaï m'invita à l'hôtel, comme chaque semaine, et après avoir encore fait de nombreuses fois l'amour, il me donna un petit sachet plastifié contenant une poudre blanche, avec ses instructions.
Je n'ai pas posé de questions, ni demandé ce que c'était. Je savais à quoi ça servirait et c'était bien suffisant.
Une poudre très fine qui se dissiperait dans un liquide, sans en altérer ni le goût ni l'odeur ni la couleur. Le crime parfait était en route.

J'ai attendu encore quelques jours avant de passer aux choses sérieuses.
Ce soir là, Édouard était d'assez bonne humeur, installé dans son éternel fauteuil en cuir, dégustant un cigare de grande marque.
J'ai sortit le grand jeu : sous-vêtements aguicheurs en dentelle, porte-jarretelles, le parfait ensemble de la fille qui veut se faire désirer.
Du poison à l'état pur.
Je me suis dirigée vers la desserte où trônaient fièrement ses bouteilles préférées.
Dos à lui, sentant ses yeux me caresser, j'ai sorti discrètement le petit sachet de mon string pour vider son contenu dans un verre vide et j'ai noyé le tout de son cognac favori, sec sans glaçons.
Le jeu a alors commencé, me dirigeant vers lui en tendant le verre qu'il a prit.
Même si je ne voulais qu'une chose: remplir mon compte en banque, je ne pouvais pas le laisser partir ainsi.
Je me suis mise à genoux face à lui, et l'ai laissé profiter de ma bouche une dernière fois.
Il ne pouvait se douter que c'était la dernière fois qu'il se faisait sucer par sa salope de femme, profitant de son cigare, de son meilleur breuvage et de la meilleure pipe qui soit.
Son verre se vidait à mesure que je le suçais, mais je mettais un point d'honneur à le faire jouir pour qu'il ait une belle mort.
Le fixant droit dans les yeux, je l'ai avalé.
Il a finit son verre en souriant, satisfait, avant de s'éteindre sans comprendre ce qui lui arrivait.
J'ai contemplé son cadavre, avachi dans le fauteuil en cuir, le cigare en suspension entre ses doigts, le verre vide couché sur le tapis.
J'ai attendu quelques minutes avant d'appeler les secours, histoire d'être certaine qu'il resterait endormi à jamais.
La police, l'ambulance et les médecins ont débarqué sans pouvoir ramener à la vie ce pauvre homme, cherchant à rassurer et consoler la veuve éplorée que j'étais devenue.

L'enterrement eût lieu après que le légiste ait conclu à une crise cardiaque.
Je jubilais intérieurement, presque autant que Nicholaï sans doute dont je n'avais que peu de nouvelles.
Nous avions conclu de ne pas se voir les semaines qui suivaient pour ne pas éveiller les soupçons jusqu'à ce que la succession soit clôturée.

Quelques mois plus tard, la convocation du notaire me fît m'y rendre le cœur léger mais le visage faussement emprunt de tristesse. Il fallait que je reste la femme qui a perdu son mari tant aimé.
Quelle n'a pas été la surprise de voir ce jour-là les filles d’Édouard.
Ces deux pestes étaient plus âgées que moi et n'avaient pas cautionné le mariage de leur père avec une bimbo de 35 ans sa cadette.
J'avais presque oublié leur existence, ces dernières ayant refusé de voir leur père tant qu'il était marié avec moi.
Il ne les voyait peut-être plus mais les avaient bien couchée sur son testament.
A la lecture de ce dernier, je me suis retenue de m'effondrer.
Mon défunt mari ne me laissait qu'une maigre somme d'argent en comparaison de ce qu'il avait, l'équivalent de 20.000$. Dérisoire.
A la mine réjouie de ses filles, j'ai vite compris qu'elles avaient obtenu ce qu'elles voulaient. Non pas la mort de leur père, mais que je sois évincée de la succession.

Ne pouvant plus faire grand chose, je me suis retournée vers Nicholaï, qui m'a gentillement envoyer balader après m'avoir sautée une dernière fois.
Il avait obtenu ce qu'il voulait, et contrairement à Édouard, n'était pas prêt à s'encombrer d'une salope vénale.

Voilà mon histoire.
Gosse de riche ayant toujours mené la grande vie, se retrouvant le compte moins rempli que ce qu'elle espérait.
J'ai donc décidé de quitter l'Angleterre pour traverser l'Atlantique et tenter ma chance aux USA.

Lise Simon

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Date d'inscription : 26/08/2013

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